Francis DELACOUR
artiste plasticien de l'environnement
Francis.Delacour@wanadoo.fr

ART PLASTIQUE

 

() " PLANêtesVENUS "

" PLANêtesVENUS " est un projet "PLANêtes" pour l'Observatoire de Paris à l'occasion du transit de Vénus le 8 juin 2004.

" PLANêtesVENUS " est une application de mon projet général d'installation " PLANêtes " et de mes orientations artistiques sur le thème de " ART & pATRimoine ".

Le 7 mai 2003, Mercure est passée devant le Soleil. Le 8 juin 2004, les astronomes sur Terre s'apprêtent à admirer le passage de Vénus devant le Soleil à des fins scientifiques, mais aussi à des fins culturelles dont les arts plastiques sont un instrument.

Le passage de Vénus devant le Soleil est un phénomène extraordinaire : il se produit deux fois en huit ans, puis disparaît pendant plus d'un siècle. ... Ces passages, aussi appelés " transits ", ressemblent à une éclipse. Vénus défile pendant environ six heures devant le Soleil. Mais sa taille apparente étant trop petite, cette planète n'arrive pas à couvrir complètement notre astre; le spectacle astronomique n'a donc rien de saisissant et resta inconnu jusqu'à Kepler au XVII° siècle. Plus révélateur encore de la faible visibilité du phénomène, ce savant le découvrit par les calculs et non par l'observation. D'ailleurs, la réussite de sa prévision apporta une éclatante confirmation de l'héliocentrisme et des théories de Copernic. Ceci arriva peu après que Galilée eut annoncé que Vénus, comme la Lune, avait des phases complètes. Aujourd'hui, cela peut sembler peu de choses, mais c'était alors la preuve que la planète tournait bel et bien autour du Soleil et non pas de la Terre. ...

 

Vénus et les mesures astronomiques.

A l'instar de Mars, Vénus est historiquement importante pour la mesure de la distance Terre-Soleil. En 1672 par exemple, l'Observatoire de Paris entreprit d'obtenir cette grandeur en pointant Mars qui s'approchait exceptionnellement de la Terre. Mais le résultat resta imprécis et contesté. L'occasion de lever cette incertitude se présenta presque un siècle plus tard lors du passage de Vénus devant le Soleil. Lalande, un des astronomes les plus compétents du XVIII° siècle, n'hésita pas à affirmer : " De tous les phénomènes célestes, le passage de Vénus est celui dont on devait espérer la plus exacte détermination de la distance du Soleil à la Terre ". Et il continua ainsi : " Presque toute l'astronomie suppose cette distance connue. La grandeur des orbites de toutes les planètes, la durée des éclipses, la connaissance des volumes, des densités, des diamètres de tous les corps célestes, tiennent à la parallaxe du Soleil, et par conséquent à l'observation (du passage de Vénus). "

Ce fut Halley, l'homme qui donna son nom à une comète, qui attira l'attention des savants sur l'importance du transit de Vénus. En 1716, certain de ne plus être en vie en 1761 lors du passage suivant, Halley lança un appel passionné aux " curieux du monde entier " pour qu'ils mesurent la distance Terre-Soleil à l'aide de cet événement. Il proposa que deux astronomes chronomètrent l'intégralité du passage (environ six heures) en étant éloignés l'un de l'autre, le premier posté dans l'hémisphère nord et l'autre dans l'hémisphère sud.

Passage de Vénus devant le Soleil. On peut ainsi, par observations faites à partir de deux points terrestres dont on connaît la distance AB, et par la mesure de l'angle P, déterminer la distance de Vénus et, à l'aide de la troisième loi de Kepler, celle du Soleil et de toutes les planètes. Atlas d'astronomie, éditions Stock.

Calcul de la distance de la Terre au Soleil par le passage de Vénus.

La méthode de Halley exigeait donc des voyages périlleux, notamment vers les régions alors presque inconnues de l'Océan Indien, missions lointaines menacées tout autant par la disparition en mer que par le scorbut. Comme on devait éviter que ce moment précieux fût gâché par un nuage malencontreux, il fallait multiplier les stations d'observation. En 1761, malgré la guerre de Sept Ans qui venait d'éclater et compliquait donc leur tâche, plusieurs savants purent faire leurs observations et imposer à leurs monarchies ennemies une vaste coopération internationale, la première du genre. Huit ans après, en 1769, lors du deuxième passage, ils partirent encore une fois sur les mers pour l'amour de la science.


Schéma simulant le transit de vénus le 8 juin 2004.

 

D'Aphrodite à Vénus.

A l'origine, dans la mythologie romaine, Vénus est la déesse des jardins et des champs. Vers le II° siècle avant notre ère, elle fut identifiée en ce sens à Aphrodite, déesse grecque qui réveille au printemps les forces reproductrices de la Nature. Aphrodite était la déesse de la beauté et de l'amour, de la génération, de la mer et de la navigation, de la vie universelle.

Ses fonctions et ses épithètes sont très variés. Elle était à la fois la déesse de l'amour céleste (Ourania), vulgaire (Pandémos), du mariage (Nymphidia), ou des courtisanes (Hétaira), la déesse marine (Pontia), ou la déesse victorieuse (Nikêphoros). On l'appelait encore Anadyomène, parce qu'elle était sortie des flots ; Cypris, Cythérée ou Erycine, à cause de ses temples célèbres de Chypre, de Cythère ou du mont Eryx.

Elle avait pour attributs le myrte, la rose; divers fruits, comme la pomme ou la grenade ; les animaux de nature ardente ou prolifique, comme le bélier, le bouc, le lièvre, le cygne, la tourterelle ou la colombe. Elle avait aussi une ceinture magique, cadeau de mariage de Zeus, qu'elle prêtait parfois à Héra. Elle entraînait à sa suite Eros et des personnages allégoriques comme Peitho (la Persuasion), Pothos ou Himéros (le Désir) ; les Nymphes, les Heures, les Charites, les Tritons et les Néréides.

Astarté était la déesse phénicienne antérieure à l'Aphrodite grecque. Déesse phénicienne de la fécondité, mais aussi déesse belliqueuse et guérisseuse. Les Sumériens la connaissaient sous le nom d'Inanna ; les Assyro-Babyloniens sous celui d'Ishtar. Elle fut assimilée à Hathor ou encore confondu avec Anat, considérée comme la fille de Rê ou de Ptah et compagne de Seth ou Bâal. Comme reine de l'Étoile du Matin, Astarté était une déesse de la guerre. Comme reine de l'Étoile du Soir, elle était une déesse de l'amour passionné. Astarté apparaît comme une femme splendide montée sur un char tiré par sept lions, portant une couronne de feuilles de myrte, et accompagnée de colombes.

La déesse Astarté.

On admet aujourd'hui que ce culte vient de l'Asie, où l'on vénérait une divinité lunaire (Astarté), principe de fécondité; il fut apporté très anciennement, en plusieurs endroits du monde grec, par les Phéniciens, et c'est là que se trouvaient ses sanctuaires les plus fréquentés comme dans l'île de Chypre à Paphos, Amathonte, dans l'île de Cythère. Mais la déesse avait aussi des temples dans la plupart des cités grecques comme par exemple, à Athènes, à Thèbes, à Corinthe, où un millier d'hétaires attendaient les pèlerins. Ce culte se développa encore à l'époque alexandrine, puis à l'époque romaine où Aphrodite-Vénus fut considérée, grâce à son fils Enée, comme la mère du peuple romain.

A l'époque impériale, elle était adorée sous divers aspects : la Vénus Genitrix était vénérée comme la mère du héros Enée, qui est à l'origine de la fondation de Rome ; la Vénus Félix apportait la chance, tandis que la Vénus Victris amenait la victoire et que la Vénus Verticordia protégeait la chasteté féminine.

Il y avait autour de la naissance de Vénus des légendes contradictoires. Elle était née de l'écume des flots (aphros = écume) après la mutilation d'Ouranos par Cronos. Dans une légende moins connue on la disait fille de Zeus et de Dioné. Aphrodite surgit nue de l'écume de la mer, chevaucha une conque aborda d'abord sur l'île de Cythère, mais s'étant aperçue que c'était une petite île, elle se rendit au Péloponnèse et finalement s'installa à Paphos, dans l'île de Chypre qui allait devenir son centre de culte principal. A Paphos, les Saisons, filles de Thémis, se hâtèrent de la vêtir et de la parer. Quand elle parut dans l'Olympe les dieux, mais beaucoup moins les déesses, furent stupéfaits d'admiration: jamais une telle beauté n'avait été admirée: sa peau était de la blancheur du lait, ses cheveux comme une rivière d'or liquide, ses yeux étincelants comme des étoiles, ses formes parfaites et elle exhalait un parfum suave de fleur.

Mariée à Vulcain, le dieu des forgerons, elle eut de nombreux amants, parmi lesquels Mars, dieu de la Guerre ; mais aussi le berger Adonis (tué par un sanglier envoyé par Mars); Anchise, père du troyen Enée (ancêtre de Romulus). Vénus était aussi la mère de Cupidon, dieu de l'Amour.

Vénus, déesse de la beauté et de l'amour, apparaît dans un grand nombre d'épisodes mythologiques. Si elle savait témoigner sa bienveillance à tous ceux qui la servaient comme Pâris, Pygmalion ou Phaon elle sait aussi punir les hommes et les femmes qui la délaissent

Symbole de la beauté, du plaisir physique, de l'élément liquide, Vénus n'a pas cessé de sourire aux artistes, qui, en mille formes, se sont efforcés de chanter ses attraits; ainsi le fit le poète Ovide :

Nec Veneri tempus quam ver erat aptius ullum :
Vere nitent terrae, vere remissus ager ;
Nunc herbae rupta tellure cacumina tollunt,
Nunc tumido gemmas cortice palmes agit ;
Et formosa Venus formoso tempore digna est
Utque solet, Marti continuata suo est.

Fastes (IV, 125-130)
(« A Vénus, aucune saison n'était plus appropriée que le printemps : c'est au printemps que resplendit la terre, au printemps que s'amollissent les champs ; alors les herbes percent le sol et dressent leurs pointes ; alors les bourgeons poussent sur l'écorce gonflée du sarment ; la belle Vénus mérite la belle saison et, comme d'habitude, elle est liée à son cher Mars. »).

Et Jean Racine, Phèdre à l'acte I, scène 3 dans PHEDRE, 1677 :

" Mon mal vient de plus loin. A peine au fils d'Egée
Sous les lois de l'hymen je m'étais engagée,
Mon repos, mon bonheur semblait être affermi,
Athènes me montra mon superbe ennemi.
Je le vis, je rougis, je pâlis à sa vue ;
Un trouble s'éleva dans mon âme éperdue ;
Mes yeux ne voyaient plus, je ne pouvais parler ;
Je sentis tout mon corps et transir et brûler ;
Je reconnus Vénus et ses feux redoutables,
D'un sang qu'elle poursuit tourments inévitables
Par des vĻux assidus je crus les détourner :
Je luis bâtis un temple, et pris soin de l'orner ;
De victimes moi-même à toute heure entourée,
Je cherchais dans leurs flancs ma raison égarée. "


Aphrodite et Arès, dieu de la guerre.

La Légende d'Aphrodite.
Les Heures (divinités mineures) apprennent à Aphrodite l'art du charme et de la séduction sur l'ile de Chypre. C'est de cette ile qu'Aphrodite tirera son surnom : Cypris, la Chypriote. Après son éducation elle est amenée sur l'Olympe. Les dieux masculins de l'Olympe sont séduits par les charme d'Aphrodite. Zeus lui donne Héphaïstos comme époux, ce dernier n'est pas le plus beau des dieux et Aphrodite n'est pas heureuse. Aphrodite cherche alors à se consolé de cette union. Une passion nait entre Aphrodite et Arès, le dieu de la guerre. Héphaïstos apprend cette liaison par Hélios (dieu du soleil) et les surprend. Il les emprisonne dans un filet et expose ainsi les amants aux yeux de tous. Aphrodite, après sa libération et cette humiliation, retourne à Chypre. Cet événement ne la trouble pas très longtemps. Elle prend de nouveaux amants aussi bien parmi les dieux que parmi les hommes. De sa liaison avec Arès naîtra Harmonie, Deimos, Phobos et Eros. De sa liaison avec Hermes,dieu messager, naîtra Hermaphrodite, avec Poseidon elle aura Rhodé et Herophilos. Aphrodite provoquera de nombreux trouble parmi les dieux et les hommes, elle sera entre autre à l'origine de la guerre de Troie.



La Venus de Botticelli, 1484.

Les représentations figurées d'Aphrodite sont innombrables et ont modifié, à plusieurs reprises, son type plastique. On l'adora d'abord, surtout à Paphos, sous la forme tout orientale d'un simple cône ou d'une pyramide entourée de flambeaux. Plus tard, elle devint une grossière idole, entièrement nue (Chypre, Iles de l'archipel). Vers le début du IV siècle avant notre ère, se dessine un type nouveau : une divinité grave, virginale, drapée dans un long chiton, et couronnée d'un diadème : c'est la déesse Céleste, l'Aphrodite aux jardins d'Acamène, ou l'Aphrodite voilée du Parthénon. Type de transition, la Nikêphoros, nue jusqu'à la ceinture, est moins sévère, se mire dans un bouclier. A ce type se rapportent les Aphrodite de Capoue, d'Arles et de Milo. Enfin, vers le milieu du IV siècle, Praxitèle montre Aphrodite entièrement nue, symbole de l'amour et de la grâce voluptueuse : sa célèbre Aphrodite de Cnide eut beaucoup de répliques. A la fin du IV siècle Apelle imagina une Aphrodite Anadyomène d'où dérive l'Aphrodite accroupie. Elle apparaît très souvent au milieu d'un cortège de suivantes. Elle a aussi largement inspiré les artistes plus modernes comme Botticelli, Titien, Vélasquez ou Rubens.


Dagmar Bergmann "Naissance de Venus".

 

Des alignements astronomiques aux alignements des symboles : - Terre - Vénus - Soleil - .


Gravure représentant l'Observatoire de Paris.

Cette gravure nous montre des lignes reliant des instruments d'observation astronomique aux astres observés. Cette figuration de visée n'est pas sans rappeler certains principes optiques appliqués dans mes installations. Ce principe de visée est particulièrement bien adapté pour l'installation 'projetée' à l'observatoire de Paris.

A ce stade, le lecteur est invité à prendre connaissance du projet " PLANêtes " dans ses grandes lignes, et de mes réalisations " TRICÔNES ".

L'installation proposée pour l'observatoire de Paris se base sur ces deux travaux : utiliser les symboles des planètes du transit de vénus, l'alignement Terre - Vénus - Soleil; prendre en compte le lieu, le parc de l'observatoire, la date, le 8 juin 2004; définir une ligne de visée dans le prolongement de l'alignement Terre - Vénus - Soleil vers un point significatif de l'environnement dans ou hors du parc, terrestre, ou, céleste. Les rapports de distance entre Terre - Vénus - Soleil sera un paramètre de l'installation "Planètes Observatoire de Paris".


Les 3 planètes du transit de vénus prises des 8 "PLANêtes".


Rapport entre les distances des trois planètes : Terre, Vénus, Soleil..

 

Les 3 symboles en virtulité 3D, afin de visualiser les sculptures réalisables.

L'installation propose un 'parallèle' significatif, de sens, entre l'alignement des trois planètes Terre - Vénus - Soleil du transit du 8 juin 2004 à observer dans le parc de l'observatoire de Paris et un alignement de trois sculptures, installées, symbolisant ces trois planètes, alignement défini par une ligne de visée orientée vers un quatrième point de l'espace. Les trois sculptures réalisées à partir de ces images seraient de diamètre 50 à 60 cm, sur mats cylindriques de 0,5 à 2 m suivant l'inclinaison de visée choisie. Le principal matériau de réalisation serait mon VAART.

 


Simulation 3D d'installation "PLANêtesVENUS" dans un sous-bois, visée montante inclinée de 20°.

Simulation avec visée inclinée montante, de 20°, vers (et au-delà) le 'Soleil symbolique' *; l'observateur est placé devant la 'Terre symbolique' (à l'instar d'un terrien sur la Terre). C'est une vue des sculptures qui seraient alignées sur quelques mètres. L'installation est visuellement significative si les éléments sont disposée sur une ligne (segment de droite) d'un vingtaine de mètres, et plus, suivant l'espace, le terrain d'installation proposé, végétal (plaine, chemin, ...), urbain (place, allée de parc, ...).

 

Variante de l'installation, plus astronomique : l'installation avec 'miroir'.

Dans l'alignement des planètes sculptures, placer un miroir comme quatrième élément de visée après le 'Soleil symbolique'. Ce miroir serait positionné dans l'espace de l'environnement d'installation, entre le 'Soleil symbolique' et le 'vrai' soleil, de telle sorte qu'il fasse passer les rayons du soleil, le 'vrai', par l'alignement des trois planètes sculptures, et ceci au moment, à un moment déterminé, du transit de vénus. Les rayons solaires passant par le centre du 'Soleil symbolique' et de 'Vénus symbolique' viendraient éclairer le centre de la 'Terre symbolique' à ce moment précis.


Schéma de principe d'installation "PLANêtes VENUS" avec 'miroir' solaire.

'Soleil symbolique' serait modifié à cet effet, sans son noyau. Les trois sculptures seraient réalisées à une échelle plus petite, diamètre d'environ 30 à 40 cm, sur trépieds 'télescopiques' pour une installation plus mobile. Mais il faudra une journée ensoleillée sans nuages, ou prévoir un puissant projecteur à rayons parallèles, ou bien même un laser.

Le concours d'un astronome est indispensable pour cette préparation de l'installation version 'miroir'; son positionnement et ses orientations nécessitent de savants calculs. Cette installation version 'miroir' n'est pas sans rappeler certains des premiers sites d'observation astronomique de l'humanité, comme Stonehenge et Carnac.

 

Sur le terrain.
Les jardins de l'Observatoire de Paris sont le lieu d'installation, et notamment une parcelle au sud-est :


Les jardins de l'Observatoire de Paris, hier, et aujourd'hui : la zone d'installation.


Vue panoramique des jardins devant la terrasse de l'Observatoire de Paris


Schémas de visée : terrasse - arbre

Les contraintes et les données de départ pour l'installation sur le terrain (1), parcelle à l'est de l'allée centrale de l'observatoire :

- En plaçant le miroir (2) sur la terrasse, ou en pointant la visée sur la porte centrale, notre 4° point, la hauteur de la balustrade est un paramètre à considérer dans l'inclinaison de la ligne de visée (5).

- La hauteur de l'élément "Vénus" (4) est prévu de 1,60 m (0,20 + 0,70 + 0,70), son centre d'anneau serait alors à 1,25 m environ, c'est l'élément le plus grand, hors mat de réglage éventuel de hauteur.

- La hauteur des éléments "Terre" (3) et "Soleil" (3) auraient une hauteur de 0,90 m (0,20 +0,70), leur centre d'anneau à 0,55 m environ, hors mats de réglage éventuel de hauteur (6).

Les phases d'installation sur le terrain, proposition de mise en oeuvre :

1/ Placer au sol la ligne de visée par un cordeau entre l'arbre repère et le centre de la porte (partie supérieure) de l'observatoire, le quatrième point.

2/ Sur cette ligne au sol, placer le miroir en le figurant par une pige, piquet ou tout autre objet matérialisant son centre.

3/ Positionner sur cette ligne-cordeau : un piquet figurant le "Soleil" vers la terrasse et un autre figurant la "Terre" vers l'arbre repère, aux distances indiquées sur le plan, et adaptées 'à l'oeil' pour une meilleure relation visuelle à l'environnement. Régler les hauteurs des piquets par une première visée d'essai : "Terre" vers "porte quatrième point" en considérant le "miroir", puis régler la hauteur du "Soleil".

4/ La distance "Terre" - "Soleil" permet de définir sur le cordeau l'emplacement de "Vénus", par un piquet, rapport 1 à 0,72 (voir le tableau d'aide). Les emplacements au sol des "Planètes" sont ainsi définis. Régler la hauteur du piquet "Vénus" dont le centre de son anneau ne peut être inférieur à 1,25 m.

5/ Les trois hauteurs fixées étant celles de Vénus", du "miroir" et du "quatrième point" sur la porte, faire une visée d'ensemble afin d'ajuster les hauteurs de la "Terre" et du "Soleil".

6/ Noter précisément les hauteurs des centres (passage de la ligne de visée) des différents éléments. Marquer au sol les emplacements des trois "Planètes" (pieux fluo). Faire préparer les socles dans le sol pour recevoir les trois sculptures "Planètes" (voir plan).

Ligne de visée de la terrasse (miroir) vers l'arbre repère. - Visée de la "Terre" vers la porte centrale : le quatrième point.
(la partie centrale de la "Terre" est évidée pour laisser voir le porte centrale de l'observatoire)


Plan d'installation proposé comme base de départ, mesures en mètres.


Tableau des rapports de distances entre les "Planètes", mesures en mètres.

La maquette figurant une ligne de visée : Terre, Venus, Soleil; les images qui en résultent suivant l'accommodation.

 

Pour une variante de l'installation en plaçant les socles des PLANÈTES sur le sol et non en fondation ('pied-socle' = 20 cm),
option retenue pour l'Observatoire de Paris :

- en reprenant l'exemple du plan ci-dessus :Terre-Soleil : 32 m - Terre-Venus : 9 m - Venus-Soleil : 23 m,
- en pointant vers la porte de l'Observatoire, quatrième point,
- en fixant VENUS sur son 'pied-socle' (distance du centre de VENUS au sol = 1,13 m),

nous pouvons préciser les hauteurs de chaque "PLANÈTE" :


(a) : à soustraire la hauteur du perron pour marquer ce quatrième point sur la porte de l'Observatoire.

L'installation n'étant pas destinée à être définitive sur le lieu (pelouse), pour des raisons techniques nous optons pour les hauteurs de PLANÈTES (distances du centre de l'anneau central au sol) :

TERRE = 1,03 m - VENUS = 1,13 m - SOLEIL = 1,46 m
soit le quatrième point sur la porte de l'Observatoire à environ 2,00 m

Les trois "PLANÈTES ", proposées à l'Observatoire de Paris, sans leurs pied-socle, photographiées à la même échelle.

Leurs couleurs sont choisies suivant ma palette des 12 couleurs " DODECAPINACO ", voir aussi " PLANêtes " :

Le 08 juin 2004 à l'Observatoire de Paris :

 

* : L'OBSERVATION DIRECTE DU SOLEIL REND AVEUGLE.

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sources documentaires :
http://www.obspm.fr/
http://www.parispourvous.com/index.php?wpe=a138
http://www.adapt.snes.edu/produits/Venus.htm
http://membres.lycos.fr/slam42/Avenir/Evenements/Transit_Venus.html
http://perso.wanadoo.fr/pgj/transit%20080604.htm
http://www.astrosurf.com/carnets-astronome/transits/aventure-transits-home.htm
http://www.bdl.fr/ephem/passage/html_passage/VenusP2004.html
http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier129-1.php
http://www.imcce.fr/ephem/passage/html_passage/CanonVenus.html
http://www.monde-solidaire.org/article.php3?id_article=1200
http://www.ueaf.net/univers_planete_Venus/
http://www.venus2004.org/
http://www.astrobgs.dyndns.org/astro/ppt/Constellations_Mythologie/Diapo/
http://www.cieletespace.fr/front/default.asp?name=/front/savoir/archives/visu_article.asp?numBiblio=2073
http://artic.ac-besancon.fr/clemi/concours/college/M3_3.html
http://www.esonews.com/Mythologie/Aphrodite/
http://dagmarbergmann.net/NdVf.HTM
http://archeologysumer.free.fr/800/Pantheon/pantheon.htm
http://harlezejester.free.fr/mythologies/moyen-orient/astarte.html
http://www.univ-mlv.fr/bibliotheque/presses/travaux3/boitte.htm
Atlas d'astronomie, éditions Stock.


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